La préparation avant PTH ou PTG

Les examens suivants sont les garants d’une préparation optimale avant la mise en place d’une prothèse. Même s’ils ne pourront jamais annuler totalement tous risques (pendant et après l’opération), ils permettent d’en diminuer de façon drastique leur fréquence, (notamment le risque infectieux).

Consultation cardio-vasculaire : votre médecin généraliste référant et votre cardiologue devront s’assurer que votre état de santé est compatible avec l’intervention et que vous ne nécessité pas d’autres interventions préalables (par exemple : chirurgie des varices, chirurgie sur les artères). En cas de surpoids important, votre médecin pourrait vous demander de suivre un régime pour diminuer les risques opératoires.

Consultation anesthésique : obligatoire au moins 21 jours avant en cas de chirurgie prothétique pour avoir le temps de pratiquer d’autres examens si besoin. Le médecin anesthésiste vous exposera les modalités de l’anesthésie générale, qui est le mode quasi exclusif d’anesthésie pour les chirurgies prothétiques. Il étudiera vos antécédents médicaux, vos allergies éventuelles et prendra connaissance de vos traitements.

Doppler veineux/artériel des membres inférieurs : cet examen sera nécessaire avant toute chirurgie prothétique du genou en cas de signes d’insuffisance artérielle et/ou veineuse symptomatique.

Examen bucco-dentaire : une consultation auprès de votre dentiste n’est indispensable qu’en cas de manifestations douloureuses avant une intervention. Il est néanmoins recommandé d’être régulièrement suivi même en l’absence de symptôme.

Examen des urines : un examen bactériologique des urines n’est demandé qu’en cas d’infections urinaires à répétition ou en cas de symptômes évidents avant la chirurgie.

Etat cutané : en vue de l’intervention, l’état de votre peau sur l’ensemble du membre inférieur doit être irréprochable. Toutes infections ou irritation devra être soignées avant l’hospitalisation. Dans le cas contraire, l’intervention sera reportée.

Sur le plan social : si la plupart des patients rentrent facilement à domicile, il se peut que pour d’autres, vivant seuls ou bien dans des logements d’accès difficile, il faille prévoir des aides (aide ménagère, portage des repas, etc). Rarement une maison de convalescence est nécessaire. Dans ce dernier cas, une demande anticipée est obligatoire.